L'e-lection, en Vendée et en France
(Publié le 12/12/2006)
La population de la Vendée est éparpillée dans des centaines de petits patelins. La ville la plus grande, La Roche sur Yon, dépasse à peine les 50.000 habitants. En Vendée, les gens se sucrent de milliers de kilomètres par mois pour faire les courses, aller au travail, à l'école. Supposons que un candidat(e) ait comme programme central pour la présidentielle la promotion de l'e-commerce. Voici ce qu'il (elle) pourrait promettre pour le bonheur de tout un chacun, dans chaque aspect de notre vie quotidienne, en Vendée et, dans une moindre mesure, en France :
1. Davantage de pouvoir d'achat.
L'e-commerce réduit drastiquement les coûts liés aux biens immobiliers nécessaires au commerce, et à la gestion administrative et logistique des transactions. Pas de loyer, ni d'emprunt immobilier pour les entreprises qui vendent exclusivement via internet. Voilà pourquoi les billets d'avion, les services bancaires et les consommables électroniques vendus en ligne deviennent de moins en moins chers que ceux vendus au magasin ou au guichet. Certains biens de consommation durables pourraient être achetés directement chez les fabricants, comme dans certains pays, contournant bien d'intermédiaires. L'e-commerce atteint aujourd'hui 3% du totale des ventes aux U.S.A., moins en Vendée. S'il arrivait à 30% (c'est à dire, si nous étions déjà en 2020…), les économies d'échelle sur le réseau des livreurs des produits achetés en ligne, sur les centres de distribution, les systèmes de paiement sécurisé le rendraient encore moins cher. Ceci est encore plus évident pour les biens qu'on peut produire sur réception de la commande électronique, comme les meubles ou les abris de jardin. Il y a d'ailleurs un grand revendeur, en Vendée et en France, " en brique et béton " (brick and mortar) qui vend en ligne 20.000 articles, spécifiant que ceux ci, moins chers, sont vendus exclusivement via web…
2. Une vie plus concentrée sur les vraies valeurs, car il y aurait moins d'intrusions publicitaires dans nos boîtes à lettres, nos téléphones, nos villes, radios, télévisions, etc. En fait, il suffirait de se déconnecter du web pour jouir d'une trêve…
3. Par contre, une publicité beaucoup plus ciblée comme celle du web, qui est pertinente aux différentes thématiques des divers sites. Fini la vision de spots de rasoirs, si on est femme, et de crèmes dépilatoires, si on est homme.
4. Moins de déplacements en voiture, air plus sain, moins de trafic, et de frais ; d'une part, pour faire des courses, qui se feraient davantage via web ; d'autre part, pour se rendre au boulot, car il y aurait davantage de télétravail…
5. Des villes plus agréables, avec moins de parkings, de bouchons, des concessionnaires de voitures moins encombrants… (ceux qui aiment les flottes de voitures en posture de combat aux bords de routes voudront peut-être m'excuser…)
6. Plus de connaissances économiques et commerciales, sur les caractéristiques des produits, leur impact sur l'environnement, la satisfaction de leurs utilisateurs. Pianotez le nom d'un voiture quelconque dans un moteur de recherche pour le constater…
7. Une communication plus efficace entre consommateurs, travailleurs, acteurs de la vie économique en général. Ce qui est un avantage (parfois…).
Tout cela n'est pas si utopique, si nous considérons que les principaux candidat(e)s à la présidentielle essaient d'ores et déjà de nous vendre (oops, expliquer!) leurs projets en ligne… Ne seraient ils déjà, quelque peu, des e-candidats, nous promettant davantage d'e-galité, d'e-mploi, d'e-urope, d'e-nvironnement, d'e-mancipation, d'e-thanol…
Luca Tamburelli , pour le Groupe Animation E-marketing Formation au webmarketing en Vendée http://www.vendee-marketing.com Décembre 2006 - la Roche sur Yon - 85 |