
Les esthéticien·nes sont des professionnel·les qui proposent des soins esthétiques pour améliorer l'apparence de leurs clients. Cependant, le terme « esthéticien·ne » n’a pas la même signification dans toutes les juridictions francophones, les réglementations et les champs de pratique variant considérablement.
Dans la province canadienne du Québec, l’esthéticienne ou l’esthéticien est une profession officiellement reconnue. Le terme français se traduit par « aesthetician », reflétant une spécialisation dans l’amélioration et l’entretien de l’apparence du visage et du corps.
Au Québec, un·e esthéticien·ne propose une gamme de soins esthétiques, comme des soins du visage, l’épilation manuelle à la cire et des traitements corporels. Cela est défini dans la Classification nationale des professions (CNP) sous le code 63211, qui mentionne le titre équivalent comme « esthéticien·nes, électrolystes et personnel assimilé ».
Pour exercer, un·e esthéticien·ne basé·e au Québec doit obtenir un Diplôme d’études professionnelles (DEP), disponible dans des centres de formation professionnelle comme le CFP Pozer. Cette formation dure 1 305 heures et s’adresse aux étudiant·es de 16 ans et plus. Le programme aborde les soins du visage, les procédures corporelles et capillaires ainsi que la consultation client.
Une fois diplômé·e, un·e esthéticien·ne au Québec peut travailler en salon ou ouvrir son propre institut esthétique. Cependant, les propriétaires d’entreprise doivent obtenir un permis d’exploitation commerciale.
Le secteur esthétique fonctionne différemment en Région de Bruxelles-Capitale. Depuis 2024, les professions de pédicure et de masseur·se ne sont plus réglementées, offrant plus de flexibilité dans les traitements non invasifs proposés aux clients.
Le titre d’esthéticien·ne reste encadré : les professionnel·les doivent pouvoir prouver leurs compétences. La profession est décrite comme prodiguant des soins corporels visant à maintenir ou améliorer l’esthétique d’une personne, incluant des traitements pour les cheveux, la peau et les ongles.
Toutefois, la liste des activités ne nécessitant ni diplôme ni accès professionnel formel est longue. À Bruxelles, la stylisation des ongles, les massages de relaxation, le maquillage, les piercings et tatouages permanents ainsi que les soins capillaires sont déréglementés, sous certaines conditions.
Les esthéticien·nes s’installant à Bruxelles doivent connaître toutes les autorisations requises. Cela peut inclure des inscriptions au registre du commerce, des licences locales pour les locaux, des certifications SIAMU pour les établissements ouverts au public, ainsi que des contrats avec des organismes comme la SABAM pour la musique diffusée aux clients.
La frontière du secteur esthétique au Québec et à Bruxelles montre que la certification n’est pas le seul facteur pour exercer légalement. Les futur·es esthéticien·nes doivent vérifier les qualifications spécifiques nécessaires dans leur juridiction, puis s’informer sur :
Les nouveaux·elles arrivant·es cherchant un point de départ en dehors du Québec ou de Bruxelles peuvent consulter les guides de la Belgian Beauty Federation, une association professionnelle défendant la qualité dans le secteur esthétique. L’Union nationale de l’esthétique et du bien-être, basée à Bruxelles, propose aussi des orientations pour celles et ceux étudiant ou exerçant dans la capitale francophone.
Cependant, pour des listes juridictionnelles dans des pays comme la France, la Suisse ou les pays francophones d’Afrique ou des Caraïbes, il faudra se tourner vers des ressources locales fiables.
Les aspirant·es esthéticien·nes doivent garder à l’esprit que même si le Québec et Bruxelles appliquent des programmes pilotes réglementés et reconnaissent le titre, les spécificités du travail esthétique varient largement dans le monde francophone :
Si les bases des soins du visage, du corps et des cheveux sont communes, les juridictions ne s’aligneront pas sur la formation ou les règles d’exercice. Les esthéticien·nes doivent vérifier les réglementations locales avant de s’inscrire en formation ou de s’installer.