Ceux qui s'intéressent aux oiseaux peuvent se sentir perdus dans les pays francophones
...quant à savoir par où commencer l'observation ornithologique dans un pays francophone, les choses ne sont pas aussi organisées qu'on pourrait s'y attendre. Prenons par exemple la France et le Québec. Les ornithologues des deux pays ne suivent pas les mêmes institutions ni n'utilisentient les mêmes outils. On pourrait croire qu'ils viennent de mondes différents.
Bien que la France et le Québec soient des pays francophones, ils ont des programmes distincts pour recenser le nombre d'espèces d'oiseaux. L'Atlas des oiseaux nicheurs du Québec est un vaste projet qui cartographie la distribution des oiseaux nicheurs au Québec. **** est un projet similaire qui couvre toute la France, y compris les territoires d'outre-mer. Les deux atlas s'appuient sur des bénévoles pour collecter des données et fournissent une mine d'informations sur l'état et les tendances des populations aviaires.
Alors, quelle est la différence ? Le projet d'atlas québécois est géré par un partenariat entre le Regroupement QuébecOiseaux, le Service canadien de la faune d'Environnement Canada et Études d'Oiseaux Canada. En revanche, le projet faune-france.org est piloté par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) en collaboration avec un réseau d'associations partenaires. Cela signifie que le projet québécois a une structure plus formelle et est soutenu par les gouvernements provincial et fédéral, tandis que le projet français est plus décentralisé et repose sur les efforts de nombreuses organisations locales.
Qu'est-ce que cela implique pour les ornithologues ? Le projet faune-france.org couvre une région beaucoup plus vaste que l'atlas québécois, incluant les territoires d'outre-mer, et peut présenter une plus grande diversité d'espèces d'oiseaux. Cependant, le projet québécois peut offrir des informations plus détaillées et actualisées sur la distribution et les tendances des oiseaux nicheurs au Québec. Les deux projets constituent des ressources précieuses pour les ornithologues, mais le choix dépendra de leur localisation et de leurs centres d'intérêt spécifiques.
La France compte deux grandes organisations nationales axées sur les oiseaux : la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) et l'Union Ornithologique de France (UOF). Bien que ces groupes puissent sembler similaires à première vue, leurs missions et leurs membres diffèrent sensiblement.
La LPO est une association à but non lucratif qui se concentre sur la conservation et la protection des oiseaux. Elle est impliquée dans un large éventail d'activités, notamment le suivi des oiseaux, la sensibilisation du public et le plaidoyer pour des politiques favorables aux oiseaux. La LPO est surtout connue pour sa plateforme d'observation, faune-france.org, qui permet aux ornithologues de soumettre leurs observations et d'accéder à des données sur les populations aviaires en France.
L'UOF, quant à elle, est une fédération qui rassemble des éleveurs et des passionnés d'oiseaux. Elle regroupe des associations locales affiliées qui élèvent et soignent une grande variété d'espèces aviaires. L'UOF vise à promouvoir un élevage responsable des oiseaux et à éduquer le public sur les soins et la garde appropriés des oiseaux. Elle fournit également des ressources et un soutien à ses associations membres, et organise des expositions et des concours pour les éleveurs.
Cette distinction entre organisations axées sur la conservation et fédérations centrées sur l'élevage est un élément clé à comprendre dans l'observation ornithologique francophone.
QuébecOiseaux est la passerelle anglophone la plus complète et accessible pour découvrir l'ornithologie au Québec. Sa page d'informations générales répertorie les principales ressources ornithologiques de la province, notamment le dernier atlas des oiseaux nicheurs, une plateforme d'observation appelée Ornitho-qc et une vaste base de données sur les espèces d'oiseaux sur Avibase. Pour un novice,
Le projet d'atlas lui-même est la ressource principale pour comprendre l'état et les tendances des oiseaux nicheurs au Québec. Contrairement à de nombreux projets d'atlas nationaux, l'atlas québécois est coordonné par un comité directeur officiel qui établit la gouvernance du projet. Cela garantit que l'atlas fournit un aperçu complet et standardisé de la distribution et de l'abondance des oiseaux à travers la province. Les supports destinés aux scientifiques citoyens - les ornithologues bénévoles - décrivent clairement le niveau de détail et de fiabilité requis par le projet, ainsi que la bonne foi avec laquelle il traite les atlasistes, les bénévoles qui effectuent réellement les observations.
Pour un nouveau venu dans l'observation ornithologique au Québec, le projet d'atlas et ses ressources associées offrent un point d'entrée pratique et bien structuré. Le site web de l'atlas sert de porte d'accès à des fiches d'espèces détaillées, des cartes de nidification et des directives pour soumettre des données. Le guide des atlasistes et les coordinateurs régionaux fournissent un soutien aux nouveaux atlasistes, et l'atlas lui-même représente un projet concret sur lequel travailler et contribuer. La base de données ÉPOQ et les programmes de suivi des rapaces en cours permettent également aux atlasistes de contribuer au suivi à long terme des populations et aux efforts de conservation.
Les ornithologues du monde francophone s'appuient souvent sur des plateformes et des organisations spécifiques pour les aider à identifier les espèces, suivre leurs observations et contribuer aux efforts de conservation. Parmi les ressources les plus utiles à mettre en favoris figurent :
Bien que ce guide fournisse une orientation utile à l'observation ornithologique et à l'ornithologie dans certaines des régions francophones les plus importantes du monde - la France et le Québec en particulier - il ne constitue pas une référence exhaustive ou faisant autorité pour l'ensemble du monde francophone.
L'observation ornithologique et l'ornithologie sont organisées différemment dans d'autres pays et régions francophones, et peuvent différer en termes de terminologie, d'utilisation des ressources et de pratique quotidienne. . Par exemple, un fait souvent négligé est que . Pour chaque problème bien documenté, un autre reste non résolu.
Ce guide ne fournit pas d'informations juridiques sur l'observation ornithologique en France. Les résultats de recherche n'ont pas permis de trouver une loi, un règlement ou un cadre de politique publique actuel pertinent pour les oiseaux dans l'ensemble du monde francophone. Aucune source n'a été trouvée pour expliquer comment se comporter légalement dans l'observation ornithologique française, ou pour décrire le statut juridique des oiseaux là-bas.
Il ne fournit pas non plus de source faisant autorité ou point d'entrée pour les lecteurs des pays francophones d'Afrique et des Caraïbes. Pour ces régions, il faudrait consulter un atlas national des oiseaux, une liste de contrôle ou une organisation de protection de la faune. On peut accéder à QuébecOiseaux, faune-france.org et quelques autres pages d'organisations pour ces pays, mais elles fournissent principalement des coordonnées pour leur organisation, avec peu de véritables conseils sur les oiseaux. Il n'y a pas de consensus sur les meilleures ressources.
L'essentiel de ce guide tente de montrer le type de ressource que l'on pourrait rechercher en tant que lecteur ayant un intérêt de base pour les oiseaux. Il vise à cadrer la question comme une interrogation pratique, tout en fournissant une orientation sur les domaines importants. Vous pourriez même être pardonné de croire que ce guide vous a tout dit ce que vous aviez besoin de savoir.
Mais l'observation ornithologique et l'étude des oiseaux ne fonctionnent pas ainsi. Ce sont des domaines complexes, contestés, mal documentés et vivement débattus. Il n'y a pas de manuel pour eux. Le mieux que vous puissiez faire est d'obtenir le bon livre. Depuis la France ? Commandez l'Atlas des oiseaux nicheurs de France et des territoires d'outre-mer de la LPO. Depuis le Québec ? Procurez-vous l'Atlas des oiseaux nicheurs du Québec de QuébecOiseaux. Et si vous êtes plus intéressé par les oiseaux en général, voyez ce que vous pouvez trouver sur Avibase, auprès de l'Atlasiste. Cela vous lancera.